Le 13/04/2007
Je suis agréablement surpris du plaisir que les élèves prennent à écrire chaque semaine des textes. Ils semblent également prendre conscience de leurs progrès et de l'utilité de cette activité.
On a souvent tendance à croire que les enfants (et les adultes) n'aiment pas écrire (les rédactions). Mais ils adorent inventer, exprimer leur vécu, donner leur avis, communiquer et écouter l'autre durant la fête du texte. L'écriture à deux semble aussi plaire à une grande partie d'enfants.
Bref, ce succès m'encourage à poursuivre cette initiative les prochaines années.
Si vous avez envie de tenter l'expérience, n'hésitez pas. Voici les ingrédients pour la réussir :
1) Consignes d'écriture motivantes :
- textes et histoires à inventer, à imaginer
- textes pas trop longs (maximum 150 mots)
2) Écrire à deux :
- collaboration, entraide et l'échange des connaissances.
- moins de textes à corriger pour l'enseignant
3) Pas d'évaluation sommative, pas de points (ou une fois toutes les 6 semaines pour le bulletin)
- proposer des améliorations sans sanctionner le travail fourni.
4) Communiquer le résultat
- via la fête du texte (Pour agrémenter cette fête, on peut entrecouper l'échange de textes par de la musique. Le lieu et la disposition des enfants peuvent aussi être différents. )
- via internet
- via le journal de l'école
- via la correspondance
5) Limiter les corrections et les interventions de l'enseignant :
- S'interdire de corriger avant que le groupe n'ait relu et nettoyé plusieurs fois le texte (avec leurs référentiels).
Les premières intervention peuvent être uniquement orales :
"Relisez le texte en vérifiant tous vos "-é -er -ez" et vos "a - as - à"
- L'écriture à deux permet de réduire considérablement le nombre de textes.
- Proposer des textes courts (maximum 150 mots). C'est aussi plus motivant pour les enfants.
- Rendre les enfants autonomes en les habituant à utiliser des outils d'autocorrection
RETOUR